PHIL 4è du FLANDRIEN

Ce samedi avait lieu l'élection du Flandrien organisée par la télé publique flamande en collaboration avec le Nieuwsblad. Van Avermaet s'est imposé devant les trois favoris : Boonen, Devolder et Phil.

1. Greg Van Avermaet - 462 pts
2. Tom Boonen - 366
3. Stijn Devolder - 356
4. Philippe Gilbert - 330
5. Jürgen Roelandts - 143
6. Gert Steegmans - 118
7. Jurgen Van den Broeck - 68
8. Nick Nuyens - 53
9. Mario Aerts - 44
10. Jurgen Van Goolen - 27


# Posté le mercredi 29 octobre 2008 11:59

Chrono des Herbiers


1 CLEMENT Stef (Pays-Bas) 48,5 km en 1h00'58"41 (47,731 km/h)
2 QUINZIATO Manuel (Italie) 02"
3 BELOHVOSCIKS Raivis (Lettonie) 03"
4 PINOTTI Marco (Italie) 04"
5 BERTOGLIATI Rubens (Suisse) 50"
6 GAZVODA Gregor (Slovénie) 58"
7 WACKER Eugen (Kirghistan) 59"
8 GUSEV Vladimir (Russie) 01'30"
9 GRIVKO Andriy (Ukraine) 01'41"
10 MORIZOT Florian (France) 02'04"
11 VOECKLER Thomas (France) 02'15"
12 LE LAY David (France) 02'17"
13 TACIAK Mateusz (Pologne) 02'34"
14 TURGOT Sébastien (France) 02'36"
15 CHAMPION Dimitri (France) 02'41"
16 GILBERT Philippe (Belgique) 02'47"
17 JURCO Matej (Slovaquie) 02'49"
18 HELMINEN Matti (Finlande) 02'50"
19 ROUX Anthony (France) 02'52"
20 CORNU Dominique (Belgique) 02'58"

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 13:21

news de Phil

Pour les fans voici 2 dates ou vous pourrez rencontrer Philippe et d'autres coureurs

Le 9 novembre à Blegny Phil échangera son vélo pour des souliers à crampons et un ballon rond pour la bonne cause

Et le 15 à 18h à Remouchamps n'oubliez pas le souper des supporters!!!!!!
pour tout renseignements demandez... (j'essayerai de trouver

# Posté le jeudi 16 octobre 2008 12:40

ENFIN LA VICTOIRE A TOURS

ENFIN LA VICTOIRE A TOURS
Philippe s'est enfin imposé sur l'avenue de Grammont grâce à un démarrage en fin de course et à l'aide phénoménale de son coéquipier Delage.

L'épreuve a longtemps été animée par cinq coureurs. Ce groupe a été rejoint à 25 km de l'arrivée, moment où les hostilités ont démarré.

Un groupe de quatre fuyards prenait alors la poudre d'escampette : Delage, Kuyckx, Vogondy et Turgot. Dans l'avant dernière difficulté, Pozzatto contre attaquait avec Phil et Freire dans la roue. La présence de Freire était gênante et la contre attaque s'arrêta. Mais Phil attaqua violemment dans la dernière difficulté. Cette fois, personne ne parvenait à prendre sa roue et il rentrait sur les 4 hommes de tête dès le sommet et ils parvenaient donc à 5 à l'entrée de l'interminable dernière ligne droite. Ce qui restait du peloton n'était pas loin mais Delage jetait ses dernières forces dans la bataille jusqu'aux 400m, moment choisi par Vogondy pour lancer le sprint.

Philippe contrôlait bien la situation et parvenait à contenir la remontée de Kuyckx pour offrir un dernier grand succès à la Française des Jeux avant son départ.

1 Philippe Gilbert (Bel) Française des Jeux
2 Jan Kuyckx (Bel) Landbouwkrediet - Tönissteiner
3 Sébastien Turgot (Fra) Bouygues Telecom
4 Nicolas Vogondy (Fra) Agritubel
5 Tyler Farrar (USA) Garmin Chipotle - H30
6 Robbie McEwen (Aus) Silence-Lotto
7 Erik Zabel (Ger) Team Milram
8 Daniele Bennati (Ita) Liquigas
9 Kristof Goddaert (Bel) Topsport Vlaanderen
10 Tom Boonen (Bel) Quick Step


Vous pouvez voir le dernier kilomètre sur le lien suivant de Sporza (cliquez sur "laatste kilometer") : http://www.sporza.be/cm/sporza.be/wielrennen/081012_Parijs_Tours_verslag

http://fr.youtube.com/watch?v=BbqHwK4ZHAA




Petite revue de presse après le succès de Philippe sur l'avenue de Grammont.

La dernière heure :



Philippe Gilbert s'en va en champion

(13/10/2008)

Le Wallon quitte La Française des Jeux en enlevant la grande classique qui lui manquait

Envoyé spécial en France Eric de Falleur

TOURS Il y a trois ans, de rage, en passant à hauteur de Stijn Devolder, qui n'avait plus voulu le relayer dans la finale, Philippe Gilbert avait tapé une boîte de coca sur le macadam de la Rue Nationale, laquelle prolonge l'avenue de Grammont, terme de Paris-Tours. Douze mois plus tard, c'est avec un sentiment de frustration, car il était très fort ce jour-là déjà, que le Liégeois avait salué le succès de son équipier Frédéric Guesdon, un sourire figé aux lèvres. Enfin, l'an passé, après avoir fait le plus difficile, en se soustrayant à la mainmise du peloton avec Filippo Pozzato, il s'était sabordé en compagnie de l'Italien dans les derniers hectomètres de l'interminable dernière ligne droite.

Hier, le Wallon y éructait de plaisir. À 26 ans, au moment où il s'apprête à fermer un épisode long des six années qu'il a passées au sein de l'équipe de La Française des Jeux, Philippe Gilbert a enlevé la grande victoire qui manquait encore à son palmarès. Neuf ans après Marc Wauters, dernier Belge lauréat de la Classique des Lévriers, neuf ans aussi après le succès de Frank Vandenbroucke dans Liège-Bastogne-Liège et sept après celui de Rik Verbrugghe à la Flèche , les deux derniers coureurs wallons lauréats d'une classique, voilà Philippe Gilbert qui franchit le dernier palier le menant au faîte de la hiérachie internationale. De bon augure au moment où il s'apprête à relever, très bientôt, un nouveau challenge à la tête de l'équipe Silence-Lotto où, ce succès, va lui permettre d'arriver en conquérant, avec un statut reconnu.

Pour s'imposer hier, Gilbert a effectué la course parfaite, tactiquement et athlétiquement. C'est aussi un triomphe qui a un goût particulier.

"C'est un jour très spécial, à la fois je gagne une grande classique, une de celles qui m'ont toujours fait rêver et d'un autre côté, j'ai tenu parole ", admettait-il. "En mai, en lui annonçant que je quittais l'équipe, j'avais promis à Marc (Madiot) que j'en gagnerais une grande avant de m'en aller. J'ai essayé plusieurs fois et je suis passé tout près (NdlR : 2e d'une étape des Tours de Suisse, de France et d'Espagne). Ce matin, je me suis dit c'est la dernière occasion et j'y ai repensé en course. Je me disais qu'en l'absence de vent, ça ne serait pas facile, que ce serait dur d'échapper aux sprinters."

C'est pourtant l'accélération de Pozzato qui l'a relancé, car, jusqu'alors, l'Ardennais était près à jouer la carte de Mickael Delage, son équipier échappé.

"J'avais confiance en lui, mais quand nous sommes revenus tout près d'eux, j'ai fait le bond, puis Micka a tout donné" , assurait-il encore. "Je ne connaissais pas trop le Bouygues (NdlR : le jeune Français Sébastien Turgot). J'étais très confiant, mais je n'ai pu mettre mon onze dents (NdlR : son plus grand développement) qu'à 80 mètres de la ligne. Jusqu'alors, je ne créais pas la différence, mais je n'avais peur de personne..."



E. d. F.

© La Dernière Heure 2008

Marc Madiot : "Je sentais que c'était écrit"

(13/10/2008)

Le Mayennais savoure le cadeau d'adieu de celui qui fut six ans son poulain

TOURS Symboliquement, personne ne pouvait rêver plus beau cadeau d'adieu que celui fait hier à ses patrons, employeurs et équipiers par Philippe Gilbert. Après six ans de vie commune, le Wallon quitte donc la Française des Jeux, où il a débuté sa carrière par la grande porte. "C'est une belle satisfaction" , disait Marc Madiot après la course. "Ça s'est passé comme nous l'avions rêvé, tout le monde a fait ce qu'il devait et, cette fois, les circonstances nous ont donné un coup de pouce. Bravo à Delage, mais c'est toute l'équipe qui est à féliciter. Chacun a tenu sa place. Ladagnous, Delage et Guesdon devaient se glisser dans les coups dans les 25-30 derniers kilomètres."

Mais il fallait que Gilbert fasse aussi un sans-faute. "Philippe a très bien couru" , dit le manager. "Je ne sais pas pourquoi, mais je sentais que c'était écrit. J'ai vécu les deux derniers kilomètres sereinement, sans stress. J'encourageais Delage, et j'ai dit plusieurs fois à Philippe de ne pas sortir trop tard, mais quand il a déboîté à 200 mètres, je savais que c'était dans la poche."

Avec cette victoire, c'est aussi une page qui se tourne, en même temps que Gilbert, mais aussi Delage, quittent La Française des Jeux pour rejoindre Silence-Lotto. "Je leur dis au revoir, pas adieu" , assure le double vainqueur de Paris-Roubaix. "Je suis habité du sentiment du devoir accompli. Ce succès me fait évidemment très plaisir, mais j'ai bien aimé aussi sa victoire au Het Volk après ses cinquante kilomètres en solitaire."



E. d. F.

© La Dernière Heure 2008





Het Nieuwsblad :

Eindelijk bingo voor Gilbert
Derde keer, goede keer op de Avenue de Grammont voor de Ardense vechtjas

Negen jaar na Marc Wauters won met Philippe Gilbert eindelijk nog eens een Belg op de monumentale Avenue de Grammont. Voor de Vlaming was dat de bekroning van een lange carrière; voor de flegmatieke Waal betekent deze Parijs-Tours de échte internationale doorbraak.

Het was al voor de derde keer in vier jaar tijd dat Philippe Gilbert op de kaarsrechte, eindeloze boulevard een hand uitstak naar de zege in deze vluchtklassieker. In 2005 was hij samen onderweg met Stijn Devolder, de man die dit jaar excelleerde in de Ronde van Vlaanderen. Ze waren al onder de rode vod door. Minder dan duizend meter scheidden hem van zijn allereerste grote zege. Razend kwaad omdat de noeste West-Vlaming op advies van ploegleider Dirk Demol niet meer vol doorreed, zwierde hij even voorbij de streep een blikje cola naast de voeten van Volderke .

Ook dat is Philippe Gilbert. Eén brok temperament, even explosief in woorden als in daden. Een renner met een ijzeren willetje, een jongen uit de Ardense bossen van Remouchamps, waar de La Redoute zijn speeltuin was.

Geboren om kopman te zijn. Vorig jaar probeerde hij het opnieuw, maar Phille reed sissend als een kwade ratelslang over de finish, verzwolgen door het spurtende peloton.

Gistermorgen dan stapte hij uit het hotel in de Parijse rand. Hij keek naar de bomen en zag dat de dode bladeren maar traag hun laatste reis naar de grond ondernamen. 'Geen wind, dat wordt moeilijk om een massaspurt te vermijden', zei hij tot zichzelf. Zijn blik kruiste die van Marc Madiot, de man die hem zes jaar lang de kans gaf bij Française des Jeux om zich te ontwikkelen tot de kopman die hij nu is geworden. Ze wisselden niet echt woorden. 'Maar het was voor mij wel een zwaarbeladen moment', gaf Gilbert gisteravond toe in het majestueuze stadhuis van Tours. 'Toen ik Marc in mei meldde dat ik voor drie jaar Silence-Lotto had gekozen, beloofde ik dat ik Française des Jeux een mooi afscheidscadeau zou bieden. Dit was mijn allerlaatste kans.'

Man van alle seizoenen

Op het podium had Philippe Gilbert - gouden kamwiel als aandenken in zijn handen - moeite om zijn emoties te bedwingen. 'Een heel apart gevoel werd van mij meester. Je kijkt in de verte en tegelijk spoelt zich voor jou de film van al die jaren af. Ik kon me geen mooier afscheid aan mijn allereerste profploeg indenken.'

Vóór gisteren was Philippe Gilbert eerder de man van 'net niet'. Op de Avenue de Grammont werd de eeuwige vechtjas de man van 'net wel'. Dit seizoen had hij wel alweer uitgebreid flitsen van zijn klasse laten zien.

Zoals bijvoorbeeld in de Omloop Het Volk waarin hij een raid van vijftig kilometer lang ondernam om al voor de tweede keer in drie jaar tijd de openingsklassieker te winnen. In de Primavera trof hij een ontketende Fabian Cancellara, een derde plaats was zijn deel. In de Brabantse Pijl dan botste hij op Sylvain Chavanel. In de Tour de France was er een indrukwekkende Alejandro Valverde nodig om de eergierige 'coureur' van een prestigieuze zege te houden in Plumelec. De winner in Gilbert werd er gek van.

Zo ook gistermorgen in het idyllische startplaatsje Saint-Arnoult-en-Yvelines waar oud-winnaar Jacky Durand hem plaagde door te zeggen dat het al van Fayt-le-Franc geleden was dat hij nog eens won. Zijn grijns sprak boekdelen. Zulke opmerkingen zijn bij hem voldoende om nog maar eens tot het uiterste te gaan. 'Ik start elke dag weer met de bedoeling om te winnen. Enkel dat maakt me gelukkig.'

Winnen en tegelijk de mensen daarbij naar het puntje van hun stoel laten schuiven, daarvoor werd Gilbert renner. Al is hij er wel eentje van de oude stempel. Aan sterallures heeft hij lak. Hij spreekt de taal van le vélo .

Zelfverzekerd

De poulain van Dirk De Wolf - waarmee hij volgend jaar wordt herenigd, onder de vleugels van Marc Coucke en Marc Sergeant - is ook een man van alle seizoenen. Zo was hij gisteren aan zijn 95ste (!) koersdag toe.

In Tours was het eindelijk raak en tegelijk toch is het allemaal relatief vroeg gekomen want Gilbert werd pas tijdens de Tour 26 jaar. Er wenkt een gouden toekomst voor deze prof die als geen ander een neus heeft voor koersontwikkelingen. Het is absoluut geen toeval meer dat hij voorlopig enkel in Milaan-Sanremo en Parijs-Tours écht schitterde. Het zijn twee legendarische wielermonumenten waarin de renner zélf beslissingen moet nemen, waarin het geheel moeilijk te controleren valt vanuit de ploegauto. 'Ik hou van loterijkoersen. Ik ben nog jong, maar toch heb ik al een pak métier opgebouwd om finales van grote wedstrijden te rijden.'

Zo schoof hij gisteren handig mee met Filippo Pozzato en Oscar Freire die een tegenaanval opzetten. Hij zei deze grote heren dat hij moeilijk kon meewerken met zijn trouwe rechterhand Mickaël Delage bij het vrij onbekende vluchterskwartet dat ook nog Jan Kuyckx, de Franse kampioen Nicolas Vogondy en Sébastien Turgot bevatte. Op de Côte de Petit Pas d'Ane, een laatste bultje, catapulteerde hij zichzelf weg tot bij de leiders. 'Dit ligt mij. Ik ben nu eenmaal een heel explosieve renner.'

Er waren nog drieduizend meter te gaan. 'Ik kwam aansluiten en vroeg Mickaël om nog een proloog van drieduizend meter te rijden. Ik liet me meedrijven. De grootste tegenstander vandaag was mijn versnellingsapparaat dat in de spurt nukkig deed. Maar ik was zelfverzekerd. Dit zou mijn dag worden. Het is mijn dag geworden. Enfin .'


Hugo Coorevits, in Tours



Vers l'Avenir :

En s'imposant à Paris-Tours pour sa dernière course sous le maillot de la Française des Jeux, le Remoucastrien a pris une autre dimension.

Philippe Gilbert est un homme de parole. En apposant sa signature en bas d'un contrat en faveur de Silence-Lotto, il avait promis à Marc Madiot, son patron sportif à la Française des Jeux, qu'il se montrerait professionnel jusqu'au bout, simplement égal à lui-même quand on connaît son tempérament, et qu'il tenterait d'en décrocher une «belle» avant de s'en aller. «J'ai eu plusieurs occasions, et j'ai échoué de peu, au Tour de France et à la Vuelta.»

Paris-Tours représentait sa dernière occasion de parvenir à ses fins, d'offrir et de s'offrir le cadeau d'adieu promis. L'enjeu ne le stressait pas, le surmotivant simplement, désireux de bien faire, dans un contexte qui lui convenait. Une classique taillée à sa mesure qui s'était déjà refusée à lui par deux fois, pour une question de quelques mètres, quelques secondes.

«Dimanche, à Saint-Arnoult-en-Yvelines, la tactique était simple, faire preuve d'une attention de chaque instant en s'épargnant au maximum avant de passer à l'offenive. Un seule cartouche, mais la bonne! Nous avons passé une journée relativement tranquille, dans les roues, narrait-il après coup. Une fois l'échappée rejointe, cela roulait vraiment vite mais j'ai pu compter sur un super collectif.»

En effet, une fois les fuyards de la première heure, dont Sébastien Delfosse, repris, le citoyen d'Havelange montait au premier rang, observateur dans un premier temps lorsqu'un quatuor s'en allait avec son équipier Delage, Vogondy, Turgeot et Kuyckx. Au sein de ce qui restait du peloton, c'est Pozzato qui passait à l'offensive, Gilbert sautant dans sa roue, puissant et souple, avant de rentrer seul sur les quatre hommes de tête. «Je sentais depuis le matin que j'avais des jambes pour gagner. Comme il n'y avait pas de vent, j'ai pensé que ce serait dur de partir. Les Quick Step et les Liquigas voulaient cadenasser la course. Quand Delage s'est glissé dans le groupe de tête, j'ai essayé de casser la poursuite derrière, je croyais en lui. Puis Pozzato a attaqué, et j'ai suivi. L'an dernier, il m'avait fait perdre, cette fois je le remercie! Mais, avec Freire dans la roue, je ne pouvais pas relayer. Dans la dernière bosse, il n'y avait plus que 150 mètres à boucher et j'ai pu revenir. J'ai dit à Mickael (Delage) de faire un chrono comme il sait les faire.»

Le spectre de la défaite n'allait jamais s'insinuer dans son esprit. Delage démontrait qu'il représente le lieutenant idéal pas étonnant que Gilbert ait tenu à l'emmener avec lui chez Silence - en se sacrifiant pour son chef de file, à plat ventre jusque sur l'Avenue de Grammont.

Si Marc Madiot s'occasionnait encore quelques sueurs froides, c'est parce que le 11 dents du Phil refusait d'abord de passer au moment de lancer le sprint. Il «acceptait» finalement, et dès lors l'emballage se révélait une formalité, permettant au champion de faire la différence et de franchir la ligne les bras levés, au sommet de son art.

«Paris-Tours, c'est une grande classique, ce sont ces courses là qui me font rêver. J'ai pu les courir à 20 ans. Maintenant j'ai l'expérience, je vois comment ça se passe, ça me permet de courir juste, de ne pas faire de faute. Ce matin, on plaisantait avec Jacky Durand, il me disait que ça faisait un bail que je n'avais pas gagné (en mars, GP de Fayt-le-Franc). J'ai 95-96 jours de course, c'est une grosse saison, je suis fatigué comme beaucoup, mais je ne suis pas usé mentalement. J'ai de belles années devant moi. Une page se tourne, mais c'est un au revoir pas un adieu. Je l'ai dit à Marc : on aura le temps de se recroiser dans le futur.» Inoubliable sortie!

Joël GREGOIRE



Photos Sud presse :

http://portfolio.sudpresse.be/main.php?g2_itemId=161807

# Posté le mardi 14 octobre 2008 07:03

Paris-Bourges : 6ème place de PHIL



Ce jeudi se déroulait l'ultime répétition avant Paris-Tours.

Un groupe de 6 coureurs partit dès le départ et ne fut jamais revu (hormis Gourgue). Eisel l'emporta.

Phil fut le plus rapide du premier groupe des poursuivants.

1 Bernhard Eisel (Aut) Columbia
2 Cédric Pineau (Fra) AG2R-La Mondiale
3 Anthony Charteau (Fra) Caisse d'Epargne
4 Antoine Dalibard (Fra) Bretagne-Armor Lux
5 Nicolas Hartmann (Fra) Cofidis
6 Philippe Gilbert (Bel) Française des Jeux
7 Thomas Voeckler (Fra) Bouygues Telecom
8 Matti Breschel (Den) Team CSC-Saxo Bank
9 Renaud Dion (Fra) AG2R-La Mondiale
10 Stefan Van Dijck (Ned) Mitsubishi-Jartazi
11 Anthony Ravard (Fra) Agritubel
12 Steve Chainel (Fra) Auber 93
13 Alexandr Usov (Blr) AG2R-La Mondiale
14 Florian Vachon (Fra) Roubaix-Lille Métropole
15 Steven Caethoven (Bel) Agritubel

# Posté le vendredi 10 octobre 2008 08:32