En recevant son prix, chez lui à Monaco, le vainqueur du Trophée Vélo DH 2008 nous a dit son bonheur Envoyé spécial à Monaco Eric de Falleur
MONACO Parti vivre à Monaco, avec sa compagne Patricia, Philippe Gilbert ne devrait pas rentrer en Belgique avant février.
Entre-temps, le Liégeois a été désigné très largement, par vous et nos anciens champions, com- me le vainqueur du 2e Vélo DH. C'est donc sur ses nouvelles terres que le vainqueur du Circuit Het Volk et de Paris-Tours a reçu ce week-end son prix.
L'époque et les circonstances climatiques n'auraient pu mieux nous faire comprendre tout l'intérêt, outre l'avantage fiscal, ne le cachons pas, qu'un coureur cycliste ardennais a d'aller vivre sur la Côte d'Azur pour y trouver des conditions climatiques idéales à la pratique intensive de son métier.
Gel, froid et neige en Belgique, soleil, douceur et une bonne dizaine de degrés en bordure de la Méditerranée. "Je suis bien ici, je suis un homme heureux, j'ai une belle vie", expliquait Philippe Gilbert, peu après avoir découvert l'un des trois prix qu'il s'est accaparé cet hiver, avec le Vélo de Cristal et le Sprint d'Or. "Cela faisait longtemps que j'avais le projet de venir vivre dans la région. Au moins l'hiver, les conditions sont tellement différentes."
Très attaché à sa terre , le Liégeois n'est nullement déraciné au pied du Rocher.
"C'est quasi un village et beaucoup de Belges vivent ici", explique-t-il. "Et avec le français com- me langue, c'est plus facile. Je connais en six semaines plus de monde que Steegmans en un an et demi. À Monaco et dans la région, on a tout sur place. Au pied de mon appartement, j'ai une boulangerie, il y a un bar tabac, un marchand de CD, DVD, la gare est à 400 mètres de chez moi..."
Et Philippe de poursuivre l'énumération des avantages de son nouvel environnement. "L'aéroport de Nice est deux fois plus proche que ne l'est Zaventem d'Havelange. J'ai retrouvé un ancien médecin de la Française des Jeux, on m'a renseigné plusieurs kinés... Surtout, la haute montagne est proche, les terrains d'entraînement variés et j'ai une trentaine de partenaires potentiels dans les environs. En Belgique, depuis l'arrêt de Toto (Detilloux) et de Rik (Verbrugghe), je n'avais plus que Christophe (Brandt)."
E. d.F.