I. Les contrôles antidopage :
Pour décourager et démasquer les tricheurs, l'UCI a mis en place un programme de contrôles très sophistiqué, qui combine contrôles urinaires en sanguins, en compétition et hors compétition. Ces contrôles sont utilisés à trois fins distinctes:
La détection directe : Les contrôles permettent de détecter le recours à une substance interdite ou une méthode de dopage;
Le Ciblage : Même si les contrôles ne permettent pas de démontrer que le règlement antidopage a été violé, on peut déterminer grâce à eux que certains coureurs doivent faire l'objet d'une surveillance particulière;
L'établissement de profils individuels : les contrôles effectués sur les coureurs permettent d'établir leur profil biologique, sur la base duquel on peut prouver que le règlement antidopage a été enfreint. Cette méthode le base du passeport biologique.
LE PASSEPORT BIOLOGIQUE :
Le passeport biologique est instruit en collaboration avec l'Agence Mondiale Antidopage (AMA) et l'UCI. C'est un document électronique et individuel, dans lequel les résultats des contrôles antidopage effectués sur un coureur sont consignés.
On y trouve:
Les résultats des contrôles (urinaires et sanguins)
Le profil hématologique du coureurs
Le profil stéroïdien du coureur
Le profil hématologique est réalisé de la façon suivante : des échantillons de sang sont prélevés sur le coureur. Le paramètres hématologique de ce dernier sont ensuite analysés. Les résultats de ces analyses permettent d'établir son profil hématologique. Le profil stéroïdien est réalisé selon le même principe. La différence réside dans le fait que ce sont les niveaux de stéroïdes dans les échantillons d'urine qui sont analysés. Le profil hématologique permet de détecter les manipulations du sang. (pex. Prise d'EPO) tandis que le profil stéroïdien permet d'identifier la prise de stéroïdes exogènes. (pex. Testostérone).
Avec le passeport biologique on ne cherche plus en priorité à détecter de manière directe la présence de substances données, mais l'effet de ces substances sur l'organisme. On peut désormais prouver que le coureur a utilisé des substances ou des méthodes dopantes en analysant ses paramètres biologiques. Les effets induits par le recours à à des substances prohibées durent plus longtemps que la période durant laquelle il est possible de découvrir dans l'organisme des traces de la substance utilisée.
Grâce à l'établissement de profils hématologiques et stéroïdiens individuels, il est possible de surveiller en permanence les variations des paramètres biologiques du coureur. Des variations anormales peuvent êtres considérées comme des preuves de dopage, même si aucune limite établie n'a été franchie. Un dopage médicalement contrôlé dans le cadre des limites fixées devient dès lors trop risqué pour le tricheur.
Les limites individuelles permettent de déterminer avec plus de précision si un coureur s'est livré à des manipulations ou non. (on peut exclure les faux négatifs et éviter de déclarer de faux positifs)
II. La sanction :
Localisation des athlètes : Les coureurs doivent fournir une planification de leurs déplacements pour que les contrôles puissent toujours persister en tout temps l'UCI doit savoir où se trouvent les coureurs. (Le système ADAMS : Anti ? Doping Administration & Management System)
Prélèvements: En et Hors compétition par des officiels agréés par l'UCI.
Analyse des échantillons : Chaque échantillon est analysé par un laboratoire accrédité per l'AMA, l'UCI et le Centre Suisse de Contrôle de qualité.
Analyse des experts : Les profils sanguins sont soumis à l'interprétation d'un groupe d'experts composé des meilleurs spécialistes du monde danse le domaine de l'analyse des paramètres sanguins. Les experts recommandent les actions à entreprendre à l'UCI, par exemple l'ouverture d'une procédure disciplinaire pour violant du règlement antidopage.
Décision de l'UCI sur la base de l'avis des experts, l'UCI peut décider de l'ouverture d'une procédure disciplinaire pouvant aboutir aux sanctions prévues par le Code Mondial Antidopage.



